Celle qu'on aime, on la voit s'avancer toute nue. Elle est dans une robe claire, semblable à celles qui fleurissaient autrefois le dimanche sous le porche des églises, sur le parquet des bals. Et pourtant elle est nue - comme une étoile au point du jour.
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C'est une manière sûre, pour reconnaître la vraie beauté, que de mesurer la haine qu'elle attire sur elle.
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À lire aussi de Christian Bobin
Il nous manque d'aller dans notre vie comme si nous n'y étions plus ...
On lit sans ordre, sans raison. La lecture ne peut se commander. Personne ne peut en décider à votre place. Il en va de la lecture comme d'un amour ou du beau temps: personne ni vous n'y pouvez rien. On lit avec ce qu'on est. On lit ce qu'on est.
Le coeur des morts est une boîte à musique. A peine commence-t-ton à penser à eux qu'il en sort un air léger et déchiran.
Je te parle à voix basse, je te parle à voix folle, j'emprunte la voix des gens du douzième siècle pour te parler, j'emprunte les mots de rose et d'églantier, les sentes d'amour courtois, les troubadours vantaient la grâce d'une femme qui n'était pas la leur mais celle d'un prince, aujourd'hui tu es l'épouse du roi de la lumière, tu dors entre les bras puissant de Dieu et cela ne m'empêche pas de te parler et de continuer ma cour
Dans la même œuvre
Je vois le vide qu'il y a entre les hommes, plus grand que celui qui sépare une étoile d'une autre étoile. Chacun travaille, travaille, travaille à son sombre intérêt et ceux qui n'y travaillent pas sont broyés.
Ecrire, c'est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l'ouvrir.
Les gitans, les chats errants et les roses trémières savent quelque chose sur l'éternel que nous ne savons plus.
Les fleurs sont les premières gouttes de pluie de l'éternel.
La vraie lumière ne vient que par illuminations, explosions intérieures, non décidables.